Portugal 2018 – Tomar

Cela faisait un moment que je voulais le voir : Covento de Cristo. Il m’aura fallu 17 ans pour le visiter !Tomar

D’après le Guide du Routard, « cet immense site, classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO, est l’une des visites obligatoires au Portugal. »

C’est l’un des monuments historiques et artistiques les plus importants du pays. Il est inscrit au Patrimoine Mondial de l’UNESCO depuis 1983.

La construction s’est poursuivie au 12ème au 17ème siècles. Le 1er roi du Portugal offrit une vaste région à l’Ordre du Temple. Les Chevaliers décidèrent d’ériger un château et un couvent à Tomar pour sécuriser la frontière entre le royaume des Chrétiens et celui des Maures.

Tomar

Lorsque l’Ordre du Temple a été dissous au 14ème siècle, la branche portugaise de l’Ordre a été transformée en Chevaliers de l’Ordre du Christ (ils soutiendront d’ailleurs les découvertes maritimes du Portugal durant le 15ème siècle).

Le répertoire architectural du château et du couvent sont variés :

  • romane
  • gothique
  • manuélin
  • Renaissance

Tomar

Le donjon, introduit au Portugal par les Templiers, est parmi les plus vieux du pays. L’église ronde (rotunda) du château a été construite durant la seconde moitié du 12ème siècle. L’église (Oratoire des Templiers) aurait été bâtie sur le modèle de la mosquée d’Omar ou le Saint-Sépulcre à Jérusalem.

Tomar 3

Le couvent comporte 8 cloîtres construits entre les 15ème et 16ème siècles. Tous les styles s’y côtoient du gothique au néo-classique.

L’Ordre du Temple se réunit toujours, au cours de la 1ère quinzaine de mars, pour leur réunion annuelle, précédée d’un cérémonie religieuse. Source : UNESCO

Nous sommes d’accord avec le Guide du Routard. Ce monument est incroyable, extraordinaire, merveilleux, … Bref vous l’aurez compris, tous les superlatifs sont possibles. Il ne faut effectivement pas passer à côté et un détour vaut plus que le coup.

Pas de restaurant avec des plats typiques cette fois-ci mais un pique-nique avec cette vue :

Tomar

 

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Portugal 2018 – Alfama

Ca y est ! Nous sommes enfin en vacances ! Elles sont plus que méritées et tombent à point nommé.

C’est donc l’année Portugal (mon mari y ayant ses origines, nous y retournons tous les 2 ans).

Aujourd’hui nous sommes allés dans le quartier de l’Alfama à Lisbonne, la capitale.

C’est le plus vieux quartier de Lisbonne, il est constitué d’un impressionnant labyrinthe de ruelles étroites. Il est le seul quartier populaire ayant survécu au tremblement de terre de 1755. Son nom est tiré de l’arabe alfa maa qui signifie les milles sources.

Nous avons garé la voiture en face de la Casa dos Bicos (en-bas à gauche sur la carte) et pris le tramway n°12 (entre notre puce de 6 ans et ma sciatique, je nous voyais mal monter à pieds). Il devient quasi impossible de monter dans le tramway n°28, celui qui passe presque devant tous les monuments emblématiques de la ville. Alors il faut trouver des alternatives (de plus en plus connues des touristes). Et nous avons grimpé, enfin le tramway, jusqu’au Castelo São Jorge. 

Alfama

Castelo São Jorge

Construit au 11ème siècle par les Maures. Il devient palais royal au 13ème siècle, pour se transformer en forteresse au 16ème au 19ème siècle. Les travaux de restauration pour l’ouvrir au public ont débuté au début de 20ème siècle.

AlfamaOn vient au Castelo São Jorge d’abord pour la vue panoramique époustouflante de la ville et du Tage. Ensuite pour se balader sur les remparts.

Cela fait un moment que nous n’y étions pas venus mon mari et moi, et nous avons eu la surprise de découvrir une nouvelle partie du château : le site archéologique. Le site présente 3 périodes importantes de l’histoire de Lisbonne. Tout d’abord des vestiges de l’Age de Fer (du 7ème siècle avant J-C au 3ème siècle après J-C), l’occupation islamique du 11ème au 13ème siècle, puis les ruines du dernier palais détruit par le tremblement de terre du 15ème au 18ème siècle.

AlfamaEntrée : 8,50€ par adulte, les enfants de moins 10 ans ne payent pas.

Mosteiro e claustro de São Vincente de Fora

Après déjeuner, nous avons déambulé dans les rues de l’Alfama pour aller voir le monastère et cloître de Saint-Vincent-hors-les-Murs. Un petit bijou, je remercie d’ailleurs le Guide du Routard d’en avoir parlé.

Construit par le 1er roi du Portugal au 12ème siècle après sa victoire sur les Maures. Il a été remanié au cours du 16ème siècle. Il a été habité par des chanoines presque depuis le début jusqu’au 19ème siècle.

AlfamaNous avons été très surpris par la disposition du cloître. En effet, il est divisé en 2 par la sacristie, nous n’en avions encore jamais vu comme celui-ci. Cependant, il manque à mes yeux un peu d’âme. Il fait très vide à mon goût.

La sacristie justement. Un joyau ! Entièrement revêtue de marbre polychrome, les archéologues y ont découvert des tombes de chevaliers croisés (Teutoniques) qui étaient venus prêter mains fortes au 1er roi du Portugal lors de la reconquête de Lisbonne. C’est à couper le souffle tellement c’est beau, minutieusement fait. J’en ai pris plein les yeux !!! C’est en total décalage avec le cloître très (trop ?) épuré et très blanc.

AlfamaTout le long de la visite, nous pouvons voir des azulejos (carreaux de céramiques originellement bleus typiques du Portugal) du 18ème siècle. Plusieurs thèmes sont abordés comme la prise de Lisbonne aux Arabes, mais plus surprenant, 38 fables de La Fontaine. Oui, oui ! Notre fabuliste ! Il s’agit de fables méconnues pour la plupart. La poupée de notre puce a beaucoup apprécié d’ailleurs lol.

Alfama 6Si le cœur vous en dit, n’hésitez pas à grimper jusqu’au toit. Claque assurée ! En effet, un nouveau panorama de Lisbonne s’offre à nous.

Alfama 7A la sortie du monastère, de nouvelles marches nous mènent à l’igreja de São Vincente da Fora. Grande et inhabituelle avec ses chapelles toutes différentes les unes des autres et dont les personnages religieux sont majoritairement habillés.

Alfama 8Entrée : 5€ par adulte, gratuit pour les moins de 12 ans.

Pour notre retour, nous avons décidé de nous perdre dans les rues de l’Alfama. Ce qui n’a pas duré très longtemps, Monsieur ayant un trop bon sens de l’orientation apparemment.

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Châteaux de la Loire #6 – Chenonceau

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Alors, je vous disais dans le 1er article que le programme n’était pas figé. En effet, nous avions prévu d’aller voir Langeais, mais l’idée de retourner dans la ville ne nous emballait pas. Mon mari voulait vraiment voir le château de Chenonceau, alors nous y sommes allés.

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Le château de Chenonceau a appartenu à 6 femmes dont Diane de Poitiers. C’est Catherine de Médicis qui fit construire la galerie qui enjambe le Cher. Il est le seul château-pont au monde !

Il fut sauvé 2 fois de la destruction : à la Révolution et pendant la 2éme Guerre Mondiale. Durant cette période, il a souvent été utilisé par la Résistance (le côté nord était zone occupée, le côté sud était zone libre, le Cher faisant office de ligne de démarcation).

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La visite de l’intérieur nous fait passer de chambres en salons et de librairie à cuisine. Toutes les pièces sont aménagées avec du mobilier du 16ème siècle. LA galerie Médicis est consacrée à une exposition retraçant l’histoire de ces 6 femmes qui ont fait de Chenonceau le château qu’il est aujourd’hui.

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Entre tout ce qu’il y a à visiter à l’intérieur du château et les jardins, le site est immense. Pour en profiter un maximum il faut au-moins compter une demi journée. Petite anecdote, à votre arrivée et à votre départ, vous aurez droit à un concert de grenouilles ! Ma puce n’en ayant jamais vu s’est investie de la mission de les trouver dans les douves.

Châteaux de la Loire #5 – Azay-le-Rideau

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Juste avant de vous parler du château, je tiens à vous parler du lieu où nous avons déjeuné. A la sortie de la ville, derrière le château, il y a un pont qui traverse l’Indre. Là, un parking et les bords su fleuve sont aménagés pour s’y promener mais aussi pour y pique-niquer. Il suffit de se rendre au Bar de la Plage qui accepte que l’on s’installe en terrasse pour pique-niquer (et met même à disposition les boules de pétanques). Je ne saurais trop vous conseiller de leur commander les boissons (ou pourquoi pas une petite glace), histoire d’entretenir ce lieu collaboratif.

D’abord construit vers le 15ème siècle, il fut brûlé pour être ensuite reconstruit au 16ème siècle et achevé au 19ème.

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Ses façades, richement décorées, se reflètent dans les 2 miroirs d’eau qui le bordent, inspirant en son temps Honoré de Balzac qui le décrit comme le « diamant taillé à facettes serti par l’Indre ».

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Les appartements du rez-de-chaussée restituent les décors du 19ème siècle. Le 1er étage offre une immersion à l’époque de la Renaissance.

Jusqu’en 2019, nous pouvons admirer les oeuvres de Piets’O et Peter Keene : les enchantements d’Azay qui offrent un parcours onirique. Les artistes ont eu recours aux artifices des arts du spectacle de l’époque pour créer 6 installations animées d’objets merveilleux.

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Oui ce château est merveilleux. Il est pour moi, l’idéal du château de conte de fée comme on peut l’imaginer enfant. Azay-le-Rideau est, avec Villandry, mon préféré.


Sources : Azay-le-Rideau et Le Guide du Routard

Châteaux de la Loire #4 – Rivau

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Un bel ensemble architectural des 15ème et 16ème siècles doté d’un authentique pont-levis. Il aura fallu une vingtaine d’années pour le restaurer. Dans la tradition de mécénat qui rythmait la vie des châteaux, les créations d’artistes de notre temps dialoguent avec les œuvres d’art des siècles passés.

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Pas moins de 14 jardins (dits de contes de fées) ont été créés dans le parc du château.

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Outre les maîtres-œuvres et architectes des 15ème et 16ème siècles qui ont laissé leurs marques dans le château et ses communs, de nombreux artistes contemporains sont présents au Rivau aussi bien dans le parc que dans le château.

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Personnellement j’ai été déçue par ce château qui a certes réussi à sortir son épingle du jeu grâce aux jardins, mais c’est un désastre dans les intérieurs !

Trop de restaurations tue la restauration et ici, le château en a perdu son âme. Il est très cher pour ce que c’est (notre fille a même payé alors que ç’a n’est pas le cas dans la majorité des autres châteaux !!!). Il faudrait qu’ils songent à faire 2 tarifs comme à Villandry : un tarif jardins et un tarif complet château + jardins.


Sources : Château du Rivau et Le Guide du Routard