Portugal 2018 – Praça do Comércio

Ou Place du Commerce, elle se situe dans la Baixa, entre le quartier du Rossio et le Tage. C’est la partie la plus basse et la plus plate de Lisbonne. C’est l’une des plus belles places d’Europe.

La Praça do Comércio n’a pas toujours existé. En effet, elle est l’oeuvre du Marquis de Pombal qui l’a construit après le tremblement de terre de 1755. En fait, c’est tout le quartier de la Baixa et même plus loin qui a été détruit.Praça do ComércioTout cela, et même plus encore, nous l’apprenons au Lisboa Story CentreIl est situé sur la Praça et est dédié à l’histoire de Lisbonne. Nouvelle pépite trouvée sur le Guide du Routard.

C’est un musée interactif, ludique et abordable (dans tous les sens du terme) pour toutes les générations. Sa scénographie m’a fait pensé à celle du musée des Civilisations à Ottowa, juste sublime.

C’est grâce à sa présentation moderne que l’on est emporté dans l’histoire de Lisbonne. En effet, plusieurs techniques sont utilisées :

  • audiovisuel
  • digital
  • cinéma

Des audioguides (disponibles en français) sont inclus dans le prix de l’entrée et sont nécessaires dans le parcours puisqu’ils se déclenchent automatiquement de salles en salles (en tout 14).Praça do ComércioLe clou du spectacle : un film très bien réalisé d’environ 20 min qui nous fait vivre le tremblement de terre et le tsunami de 1755. Attention cependant avec les jeunes enfants, le film est très réaliste donc un peu dur. Notre puce a passé les 3/4 du temps la tête dans mes bras. Donc je le conseillerais vers 10 ans. Praça do ComércioLa dernière pièce est dédiée quant à elle à la Praça do Comércio (ou plutôt le Terreiro do Paço pour les Lisboètes) et son évolution de 1755 à nos jours. Elle est de place apparat avec les Cais das Colunas qui étaient considérées de portes d’entrée du Portugal, à piétonne en passant par parking. C’est une visite que nous recommandons +++ pour comprendre un peu mieux cette superbe ville.Praça 4Tarif : 7€ pour les adultes, 3€ pour les enfants de 6 à 15 ans.

Publicités

Portugal 2018 – Tomar

Cela faisait un moment que je voulais le voir : Covento de Cristo. Il m’aura fallu 17 ans pour le visiter !Tomar

D’après le Guide du Routard, « cet immense site, classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO, est l’une des visites obligatoires au Portugal. »

C’est l’un des monuments historiques et artistiques les plus importants du pays. Il est inscrit au Patrimoine Mondial de l’UNESCO depuis 1983.

La construction s’est poursuivie au 12ème au 17ème siècles. Le 1er roi du Portugal offrit une vaste région à l’Ordre du Temple. Les Chevaliers décidèrent d’ériger un château et un couvent à Tomar pour sécuriser la frontière entre le royaume des Chrétiens et celui des Maures.

Tomar

Lorsque l’Ordre du Temple a été dissous au 14ème siècle, la branche portugaise de l’Ordre a été transformée en Chevaliers de l’Ordre du Christ (ils soutiendront d’ailleurs les découvertes maritimes du Portugal durant le 15ème siècle).

Le répertoire architectural du château et du couvent sont variés :

  • romane
  • gothique
  • manuélin
  • Renaissance

Tomar

Le donjon, introduit au Portugal par les Templiers, est parmi les plus vieux du pays. L’église ronde (rotunda) du château a été construite durant la seconde moitié du 12ème siècle. L’église (Oratoire des Templiers) aurait été bâtie sur le modèle de la mosquée d’Omar ou le Saint-Sépulcre à Jérusalem.

Tomar 3

Le couvent comporte 8 cloîtres construits entre les 15ème et 16ème siècles. Tous les styles s’y côtoient du gothique au néo-classique.

L’Ordre du Temple se réunit toujours, au cours de la 1ère quinzaine de mars, pour leur réunion annuelle, précédée d’un cérémonie religieuse. Source : UNESCO

Nous sommes d’accord avec le Guide du Routard. Ce monument est incroyable, extraordinaire, merveilleux, … Bref vous l’aurez compris, tous les superlatifs sont possibles. Il ne faut effectivement pas passer à côté et un détour vaut plus que le coup.

Pas de restaurant avec des plats typiques cette fois-ci mais un pique-nique avec cette vue :

Tomar

 

Portugal 2018 – Palmela

Parce que mon beau-père avait besoin d’y aller, nous en avons profité pour aller au Castelo de Palmela. C’est la 3ème fois que nous y allons et nous pouvons constater les diverses restaurations effectuées.

PalmelaSituée à 45 km au Sud de Lisbonne, la ville de Palmela appartient au district de Setúbal. Le château, jonché sur un piton rocheux, offre de superbes panoramas sur la Serra da Arrábida, l’estuaire du Sado, la péninsule de Tróia…

PalmelaLa visite révèle 3 époques :

  • 11-13ème siècle (période mauresque) : avec la 2ème ligne de fortification
  • 14ème siècle avec le donjon et la place d’arme
  • 17ème siècle avec l’enceinte d’inspiration Vauban

PalmelaAvec sa position stratégique, le château a été d’une grande importance durant la période islamique. Pas étonnant donc que le 1er roi du Portugal ait voulu le conquérir en 1147. L’Ordre de Saint Jacques en fit son siège durant le 14ème siècle.

A igreja de Santa Maria

Palmela Elle a été la 1ère église paroissiale de la ville avant que le tremblement de terre ne la détruise en 1755.

A igreja de Santiago

PalmelaElle a été édifiée au 15ème siècle par les chevaliers de Saint Jacques. De style assez simple, la présence d’azulejos nous donne un indice quant à la décoration de l’époque.

Entrée : gratuite, désormais pour accéder au musée municipal et au donjon, c’est uniquement sur visite guidée… dommage.

Pour déjeuner, n’hésitez pas à redescendre dans la ville. En 3 min en voiture vous pourrez très bien manger au restaurant Terceira Geração. Accueil chaleureux et souriant, la patronne parle en plus très bien français. Les prix sont plus que corrects pour les portions ! 1/2 doses possibles et doggy bags indispensables !!!

 

Portugal 2018 – Alfama

Ca y est ! Nous sommes enfin en vacances ! Elles sont plus que méritées et tombent à point nommé.

C’est donc l’année Portugal (mon mari y ayant ses origines, nous y retournons tous les 2 ans).

Aujourd’hui nous sommes allés dans le quartier de l’Alfama à Lisbonne, la capitale.

C’est le plus vieux quartier de Lisbonne, il est constitué d’un impressionnant labyrinthe de ruelles étroites. Il est le seul quartier populaire ayant survécu au tremblement de terre de 1755. Son nom est tiré de l’arabe alfa maa qui signifie les milles sources.

Nous avons garé la voiture en face de la Casa dos Bicos (en-bas à gauche sur la carte) et pris le tramway n°12 (entre notre puce de 6 ans et ma sciatique, je nous voyais mal monter à pieds). Il devient quasi impossible de monter dans le tramway n°28, celui qui passe presque devant tous les monuments emblématiques de la ville. Alors il faut trouver des alternatives (de plus en plus connues des touristes). Et nous avons grimpé, enfin le tramway, jusqu’au Castelo São Jorge. 

Alfama

Castelo São Jorge

Construit au 11ème siècle par les Maures. Il devient palais royal au 13ème siècle, pour se transformer en forteresse au 16ème au 19ème siècle. Les travaux de restauration pour l’ouvrir au public ont débuté au début de 20ème siècle.

AlfamaOn vient au Castelo São Jorge d’abord pour la vue panoramique époustouflante de la ville et du Tage. Ensuite pour se balader sur les remparts.

Cela fait un moment que nous n’y étions pas venus mon mari et moi, et nous avons eu la surprise de découvrir une nouvelle partie du château : le site archéologique. Le site présente 3 périodes importantes de l’histoire de Lisbonne. Tout d’abord des vestiges de l’Age de Fer (du 7ème siècle avant J-C au 3ème siècle après J-C), l’occupation islamique du 11ème au 13ème siècle, puis les ruines du dernier palais détruit par le tremblement de terre du 15ème au 18ème siècle.

AlfamaEntrée : 8,50€ par adulte, les enfants de moins 10 ans ne payent pas.

Mosteiro e claustro de São Vincente de Fora

Après déjeuner, nous avons déambulé dans les rues de l’Alfama pour aller voir le monastère et cloître de Saint-Vincent-hors-les-Murs. Un petit bijou, je remercie d’ailleurs le Guide du Routard d’en avoir parlé.

Construit par le 1er roi du Portugal au 12ème siècle après sa victoire sur les Maures. Il a été remanié au cours du 16ème siècle. Il a été habité par des chanoines presque depuis le début jusqu’au 19ème siècle.

AlfamaNous avons été très surpris par la disposition du cloître. En effet, il est divisé en 2 par la sacristie, nous n’en avions encore jamais vu comme celui-ci. Cependant, il manque à mes yeux un peu d’âme. Il fait très vide à mon goût.

La sacristie justement. Un joyau ! Entièrement revêtue de marbre polychrome, les archéologues y ont découvert des tombes de chevaliers croisés (Teutoniques) qui étaient venus prêter mains fortes au 1er roi du Portugal lors de la reconquête de Lisbonne. C’est à couper le souffle tellement c’est beau, minutieusement fait. J’en ai pris plein les yeux !!! C’est en total décalage avec le cloître très (trop ?) épuré et très blanc.

AlfamaTout le long de la visite, nous pouvons voir des azulejos (carreaux de céramiques originellement bleus typiques du Portugal) du 18ème siècle. Plusieurs thèmes sont abordés comme la prise de Lisbonne aux Arabes, mais plus surprenant, 38 fables de La Fontaine. Oui, oui ! Notre fabuliste ! Il s’agit de fables méconnues pour la plupart. La poupée de notre puce a beaucoup apprécié d’ailleurs lol.

Alfama 6Si le cœur vous en dit, n’hésitez pas à grimper jusqu’au toit. Claque assurée ! En effet, un nouveau panorama de Lisbonne s’offre à nous.

Alfama 7A la sortie du monastère, de nouvelles marches nous mènent à l’igreja de São Vincente da Fora. Grande et inhabituelle avec ses chapelles toutes différentes les unes des autres et dont les personnages religieux sont majoritairement habillés.

Alfama 8Entrée : 5€ par adulte, gratuit pour les moins de 12 ans.

Pour notre retour, nous avons décidé de nous perdre dans les rues de l’Alfama. Ce qui n’a pas duré très longtemps, Monsieur ayant un trop bon sens de l’orientation apparemment.

Alfama

En Ecosse #17 – Edimbourg 2

Le voilà. Le voilà le dernier jour de notre séjour, le dernier jour de vacances…

Il fait un temps superbe, durant la journée nous finirons avec les manteaux dans les sacs et les pulls autour de la taille !

Nous avons eu le bus cette fois-ci et nous sommes allés directement au National Museum of Scotland où nous avons eu une très agréable surprise !

Inauguré en 1998, ses 5 étages retracent l’histoire de l’Ecosse. Sa collection éclectique couvre divers domaines comme l’histoire naturelle, l’archéologie, les technologies scientifiques et industrielles, les arts décoratifs de l’Egypte ancienne, de l’Islam, de la Chine, du Japon, de la Corée et du monde occidental.

Ecosse1Ecosse2Ecosse3

Ce musée est gratuit ! C’est à noter parce qu’en France c’est une denrée rare. J’ai eu un réel coup de cœur parce qu’il est beau, propre et très bien agencé. Je suis fan des scénographies anglo-saxonnes. Pour moi ils ont tous compris à comment les rendre intéressants et attractifs pour y faire venir le public. Nous nous prenons trop au sérieux en France (et je sais de quoi je parle puisque j’ai fait l’Ecole du Louvre !).

Le National Museum of Scotland est aussi attirant pour les enfants que pour les adultes. Nous n’avons pas vu le temps passé et nous y sommes restés toute la matinée. Ma puce a voulu tout voir, tout touché, tout essayé. Je vous le recommande donc vivement.

Nous sommes partis nous balader dans les rues d’Edimbourg : le Royal Mile surtout. Comme vous pouvez le voir, il a fait un temps délicieux.

Ecosse1

Ecosse2.jpg

Comme pour Londres, les façades méritent un bon ravalement. C’est dommage parce que ça donne un air triste à la ville (heureusement qu’il y avait du soleil !!!).

Les fameuses Closes sont d’étonnants passages qui mènent d’un quartier à un autre (parfois il faut monter beaucoup… beaucoup de marches).

Le quartier de la gare grouille, c’est un point névralgique de la ville où l’on doit composer avec les bus, les voitures, alors que sur le Royal Mile tout est piéton. Donc même au niveau sonore c’est plus agréable.

Nous avons fini notre journée dans une boutique qui est assez particulière. Je les suis sur Facebook depuis 1 an environ, mais avant de savoir qu’il s’agissait d’un magasin, je savais qu’ils tissaient leurs tartans et cousaient leurs kilts eux-même. Ils postent parfois des vidéos sur leur page : Tartan Weaving MillOn ne peut pas le louper, il est au pied du château d’Edimbourg.

Ecosse3.jpg

Nous sommes arrivés en-dehors des heures de visites qui permettent de voir les machines à tisser fonctionner, mais elles sont entourées de vitres. Ils fabriquent donc leurs propres tartans, les kilts mais aussi les cornemuses. D’ailleurs, le monsieur que vous voyez sur l’une des photos est en train d’en fabriquer une (il porte un tartan totalement créé sur place et dénommé ni plus ni moins que tartan de la Paix).

Ce magasin est gigantesque ! Je crois qu’il y a 2 ou 3 niveaux. Je n’ai pas pu résister à acheter 2 coupons de tartans pour faire des jupes plissées à ma puce. Nous en avons aussi profité pour faire nos cadeaux de Noël.