Châteaux de la Loire #5 – Azay-le-Rideau

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Juste avant de vous parler du château, je tiens à vous parler du lieu où nous avons déjeuné. A la sortie de la ville, derrière le château, il y a un pont qui traverse l’Indre. Là, un parking et les bords su fleuve sont aménagés pour s’y promener mais aussi pour y pique-niquer. Il suffit de se rendre au Bar de la Plage qui accepte que l’on s’installe en terrasse pour pique-niquer (et met même à disposition les boules de pétanques). Je ne saurais trop vous conseiller de leur commander les boissons (ou pourquoi pas une petite glace), histoire d’entretenir ce lieu collaboratif.

D’abord construit vers le 15ème siècle, il fut brûlé pour être ensuite reconstruit au 16ème siècle et achevé au 19ème.

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Ses façades, richement décorées, se reflètent dans les 2 miroirs d’eau qui le bordent, inspirant en son temps Honoré de Balzac qui le décrit comme le « diamant taillé à facettes serti par l’Indre ».

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Les appartements du rez-de-chaussée restituent les décors du 19ème siècle. Le 1er étage offre une immersion à l’époque de la Renaissance.

Jusqu’en 2019, nous pouvons admirer les oeuvres de Piets’O et Peter Keene : les enchantements d’Azay qui offrent un parcours onirique. Les artistes ont eu recours aux artifices des arts du spectacle de l’époque pour créer 6 installations animées d’objets merveilleux.

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Oui ce château est merveilleux. Il est pour moi, l’idéal du château de conte de fée comme on peut l’imaginer enfant. Azay-le-Rideau est, avec Villandry, mon préféré.


Sources : Azay-le-Rideau et Le Guide du Routard

Châteaux de la Loire #5 – Goupillières

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En 1962, un petit garçon, alors âgé de 10 ans,venait jouer sur les ruines. En 1984, ce même petit garçon hérite de l’endroit et commence les fouilles. C’est en 2000 que la Vallée Troglodytique des Goupillières ouvre au public.

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Entouré d’archéologues, historiens et autres spécialistes du patrimoine médiéval, il redonne vie à 3 habitations (jusqu’à 8 personnes pouvaient y vivre) en reconstituant les intérieurs avec les ustensiles et objets de l’époque, en introduisant des animaux que l’on pouvait y trouver : cochons, lapins, ânes, chèvres… Il y a un potager où l’on trouve des légumes oubliés.

Au minimum 9 familles de paysans ont vécu ici du Moyen-Age jusqu’en 1906.

A l’époque, 90% de la population était paysanne. S’ils occupaient beaucoup de leur temps à l’agriculture, l’hiver ils étaient carriers et travaillaient à l’extraction du tuffeau. Cette belle pierre calcaire a permis de construire 200 châteaux, 700 églises et de nombreuses maisons du Val de Loire.

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C’est une autre vision des châteaux de la Loire, cela nous remet les pieds sur terre et nous rappelle que les châteaux ne se sont pas construits seuls. Nous avons pu expliquer à notre puce l’envers du décor. Pas sûre qu’elle ait compris toutes les subtilités : « les gens vivaient tous dans la même pièce et sans télé ! » (merci société de consommation).

Châteaux de la Loire #4 – Rivau

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Un bel ensemble architectural des 15ème et 16ème siècles doté d’un authentique pont-levis. Il aura fallu une vingtaine d’années pour le restaurer. Dans la tradition de mécénat qui rythmait la vie des châteaux, les créations d’artistes de notre temps dialoguent avec les œuvres d’art des siècles passés.

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Pas moins de 14 jardins (dits de contes de fées) ont été créés dans le parc du château.

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Outre les maîtres-œuvres et architectes des 15ème et 16ème siècles qui ont laissé leurs marques dans le château et ses communs, de nombreux artistes contemporains sont présents au Rivau aussi bien dans le parc que dans le château.

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Personnellement j’ai été déçue par ce château qui a certes réussi à sortir son épingle du jeu grâce aux jardins, mais c’est un désastre dans les intérieurs !

Trop de restaurations tue la restauration et ici, le château en a perdu son âme. Il est très cher pour ce que c’est (notre fille a même payé alors que ç’a n’est pas le cas dans la majorité des autres châteaux !!!). Il faudrait qu’ils songent à faire 2 tarifs comme à Villandry : un tarif jardins et un tarif complet château + jardins.


Sources : Château du Rivau et Le Guide du Routard

Châteaux de la Loire #3 – Villandry

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Ce château je l’ai vu il y a 28 ans lorsque j’avais visité les châteaux de la Loire avec mes parents étant petite. Je me revois déambuler dans les parterres des simples (plantes aromatiques et médicinales). Il était donc logique pour moi d’y amener mari et fille.

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D’abord construit en 1536 par le ministre des finances de François 1er, il est, depuis 1906, la propriété de la famille Carvallo.

Remarquable par l’harmonie de son architecture et de ses jardins, Villandry est le dernier des grands châteaux bâtis sur les bords de la Loire à la Renaissance.

La création des jardins, parmi les plus beaux d’Europe, est due au premier propriétaire et son épouse dans le style de ceux qui existaient au 16ème siècle.

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C’est une demeure vivante (les compositions florales sont changées tous les vendredis et sont en harmonie avec les couleurs des pièces !). D’ailleurs, on peut y croiser le châtelain en personne, puisqu’il est présent presque tous les jours pour y mettre la main à la pâte.

Si les façades Renaissance ont été restituées grâce au propriétaire, le mobilier, lui, date du 18ème siècle.

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Les jardins

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Villandry doit sans conteste sa renommée internationale à l’ensemble exceptionnel de ses jardins en terrasses. Ils se découpent en 6 parties :

  • le potager décoratif
  • les salons d’ornement
  • le jardin d’eau
  • le jardin du soleil
  • le jardin des simples
  • le labyrinthe

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Malheureusement je n’ai pas retrouvé le jardin des simples, mais les autres ont enchanté mon mari et ma fille, c’est tout ce qui m’importe.

Châteaux de la Loire #2 – Ussé

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Le château d’Ussé est une demeure privée, propriété du Duc de Blacas.

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Le 1er seigneur connu des terres d’Ussé fut, en 1004, un redoutable viking : Geldium 1er. Il faudra attendre le 17ème siècle pour qu’Ussé adopte le caractère que nous lui connaissons aujourd’hui : un château de plaisance avec une large perspective sur la vallée de l’Indre et de la Loire, terrasses et jardins dits à la française, dessinés par Le Notre.

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La légende raconte que , de passage à Ussé, l’écrivain Charles Perrault (17ème siècle), inspiré par le romantisme des lieux, y écrivit le conte de la Belle au Bois Dormant.

Si vous le visitez en famille, le personnel de l’accueil vous remettront un jeu de piste à suivre assez ludique (nous avons un peu aidé notre fille de 6 ans lorsqu’il fallait lire). Ce jeu permet de visiter tout le château certes, mais aussi la chapelle, les caves et écuries que l’on pourrait facilement laisser de côté sans cette recherche d’énigmes.

La chapelle

Considérée comme l’un des plus beaux exemples de la transition gothique-Renaissance, elle a été construite entre 1520 et 1538.

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La cave à vins

Juste en face de la chapelle on trouve les caves avec son ancien pressoir et quelques outils. Le marquis de Valentinay (17ème siècle) y pratiquait l’alchimie en cachette.

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Le château

Chaque année, le château d’Ussé présente une nouvelle exposition de costumes d’époque à découvrir au fil de la visite.

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Le chemin de ronde

Le chemin de ronde est étroit. Il est bordé de pièces évoquant le conte de la Belle au Bois Dormant. Le chemin, balisé nous mène même jusqu’aux combles où l’on peut admirer la charpente.

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Sources : château d’Ussé et Le Guide du Routard